Fort de Domont 2012
 
Fort de Domont, Val d’Oise, le matin du samedi 17 mars 2012.
Pour deux jours, une escouade de combat de l’UJV prend ses quartiers dans l’enceinte du Centre d’Entrainement Incendie des Pompiers et installe son bivouac dans les salles affectées à cette fin, avant de partir à l’action avec ses armes individuelles de dotation d’infanterie, Fusils Garand M1 30.06, Carabine M1 30 short, PM Thompson M28 et Colt 1911 calibre 45.
 
La tenue de combat est l’ensemble veste et pantalon US M 43 et buckle boots (rangers).
Les troupes feldgrau en Stahlhelm de la Wehrmacht font de même de leur côté.
Avant le début des hostilités, un briefing est annoncé par les organisateurs, durant lequel les consignes de sécurité sont données, les règles d’engagement précisées, les phases d’action décrites, ainsi que les paramètres d’intendance en vigueur durant ces deux journées d’intense activité belliqueuse.
Avant de partir au feu, chaque combattant vérifie son équipement, son armement, ses munitions et si nécessaire aide son binôme ou les autres du groupe dans ces tâches de préparation.
L’ambiance est électrique, l’air chargé d’une palpable excitation, la somme des déplacements des uns et des autres ressemblent à une ruche en suractivité.
Quelques uns font des essais de tirs pour peaufiner à souhait les derniers réglages.
Les regards se croisent, on s’observe, on se jauge.
Les yeux se portent vers certaines silhouettes plus caractéristiques, comme ce tireur d’élite en tenue camouflée allemande, l’air décontracté et désinvolte.
Mais durant les combats, il n’en sera rien.
Les missions affectées à chaque unité séparent les belligérants vers des lieux opposés avant le choc de l’affrontement direct recherché.
Les effectifs sont essaimés sur une ligne de front pour occuper au mieux le terrain à couvrir, permettre une bonne progression d’infanterie et éviter de trop grands espaces de pénétration à l’ennemi.
Des coups de feu claquent, des rafales crépitent, certains courent, se couchent, rampent, s’esquivent derrière le moindre tronc, d’autres font le mort ou encore tentent de passer au travers du front pour prendre l’adversaire à revers.
Les premières missions accomplies, le cessez-le-feu est déclaré, temporairement, le temps pour tous de récupérer des efforts et des émotions ressenties.
La sueur coule quelque peu sous les casques, qu’ils soient de tendance verte ou grise, et tout le monde est regroupé pour un débriefing rapide avant d’attaquer la mission suivante.
Durant ces deux journées, les échanges de coups de feu ont alternativement précédé puis succédé à d’autres moins agressifs et nettement plus conviviaux autour d’un verre ou bien lors des repas communs.
Chacun donne alors sa version et son sentiment sur le déroulement et l’objectif des missions accomplies avec succès ou non, la manière, les erreurs, les constats à chaud, le nombre de cartouches consommées comme point de repère de l’intensité des actions entreprises.
L’ambiance est chaleureuse quelque soit l’uniforme endossé et on plaisante volontiers entre combattants, sans retenue, avec le sourire et surtout avec beaucoup de respect mutuel.
A n’en pas douter une confrontation à renouveler tant pour la cohésion du groupe que les rencontres avec d’autres où l’on retrouve un point commun à chacun des participants, la passion.
A noter que cette sortie réunissant plusieurs groupes de reconstitution était organisée dans le cadre du projet FAR (Fédération pour l’Amélioration de la Reconstitution).