L’Union Jeep Vexin fait son pèlerinage annuel en Normandie.

Comme chaque année, un groupe de volontaires de l’association a fait le voyage en Normandie pour les commémorations et l’anniversaire du débarquement. 

Au matin du vendredi 8 juin, le convoi s’ébroue pour un trajet sans problème jusqu’à Colleville sur Mer.

A l’arrivée, sous le soleil normand, les personnels s’emploient à monter le camp avec ses dépendances, toiles dortoir, toile d’intendance, mat des couleurs, sans omettre le traditionnel point de défense autour de la mitrailleuse lourde de 12,7 sur trépied et le mortier léger de 60 mm d’appui d’infanterie.

Une fois les chambrées individuelles mises en place, le peloton d’honneur est rassemblé autour de son officier commandant pour une petite révision de groupe du pas cadencé, du maniement d’arme à l’américaine en ordre serré, marche et autres exercices de cohésion.

Les rookies, comprendre les novices en la matière, sont pris en charge par le Premier Lieutenant afin d’accomplir une première approche de ce drill particulier. 

Le samedi 9 juin au matin se sont déroulées les deux cérémonies habituelles de l’association.

Au monument de la Big Red One tout d’abord, avec les autorités municipales en la présence de son premier magistrat.

Le peloton se forme et démarre en ordre et au commandement en colonne, au porté armes, vers l’obélisque, pour s’y aligner en arc de cercle et rendre les honneurs lors d’un dépôt de gerbe, précédé d’un discours du Président de l’association, empreint d’une très forte charge émotionnelle.

Cela permet également à chacun, en silence, de se recueillir face à tous ces noms inscrits dans la pierre, de ces hommes venus d’outre Atlantique au matin de ce 6 juin 1944, et qui pour un certain nombre d’entre eux, n’ont pas vu plus loin que le sable de Bloody Omaha. 

Le peloton, toujours en ordre serré, a ensuite rejoint le cimetière de Colleville, territoire américain, pour rendre les honneurs, sans arme cette fois, sur la tombe du Private Antonio Zamora, que l’association a en parrainage.

Les membres étaient accompagnés par des élèves d’une classe locale et de son maître des écoles, ainsi que de quatre vétérans gallois, venus pour l’occasion.

Le déjeuner au camp qui a suivi, a été une belle occasion d’échanges entre jeunes, anciens, reconstitueurs et vétérans, qui ont vécu ces moments historiques, tragiques mais glorieux, de la libération du sol national, il y a de cela soixante huit ans.

Les membres de l’UJV présents n’ont pas manqué d’expliquer la petite histoire de chaque relique, autour de ces évènements du passé, dont un certain nombre d’objets d’époque sur le site, matériels et autres armements, apportaient le témoignage vivant et palpable de ces instants mémorables. 

Si le samedi était dense en émotions, le dimanche fut plus calme et propice à des activités diverses en extérieur, balade, visite de sites remarquables ou flânerie dans les surplus du secteur, malgré une pluie normande persistante une bonne partie de la journée. 

Malgré tout, une tâche dorénavant coutumière du séjour était prise en charge par un certain nombre d’adhérents. La confection toute artisanale et manuelle d’une couronne tressée de fleurs, pour l’hommage du lundi matin sur la plage de Saint Laurent sur Mer, juste en dessous du point d’appui WN62, secteur Fox Green. 

Ainsi, le lundi 11 juin vers 9h00, les membres du peloton, en harnachement de combat complet avec Havresac M28 sanglé sur le dos et armement individuel, se sont mobilisés pour un dépôt de gerbe solennel empreint d’un profond respect par ce geste hautement symbolique du Devoir de Mémoire si cher au groupe.

De la même veine que les honneurs rendus le samedi, en silence, les hommes ont présenté les armes tandis que l’officier de plus haut rang flanqué des sergents de peloton a déposé la couronne de fleurs dans le ressac matinal de la Manche. 

Le séjour s’est terminé sous le soleil et à l’inverse de l’arrivée, par le démontage et le rangement des infrastructures puis par un retour en convoi sans incident jusqu’à Magny.

A n’en pas douter, les participants sauront se souvenir de ces moments uniques qui forment le ciment de l’association et ajoutent, s’il en était encore besoin, un peu plus de cohésion à l’ensemble.